L’histoire de l’art a ses grands noms et ses figures oubliées. Qu’elles soient victimes de leur époque ou de leur destin, les secondes ne manquent pas toujours de talent et méritent parfois d’être exhumées. A travers ses écrits et son métier, c’est la tâche que se fixe Jessica Nelson. Elle réhabilite ainsi l’écrivaine Louise Colet, née à Aix-en-Provence et demeurée à la postérité comme maîtresse de Gustave Flaubert : l’« orageuse », ainsi qu’elle la surnomme dans son dernier ouvrage, fut pourtant une femme indomptable et reconnue au XIXème siècle. Ce dont témoignent « la force de ses écrits, la puissance de ses convictions, sa féminité assumée, son sens des libertés. » De même, faut-il se souvenir de Raymond Radiguet, étoile filante dont nous commémorons le centenaire de la mort en 1923, « prodige du roman » selon Jean Cocteau, ou de Lee Miller, photographe, muse des surréalistes et incarnation de la femme artiste libre du XXème siècle ? Réveiller ces figures, les découvrir, les faire lire à nouveau, tel sera le sujet de notre prochaine rencontre. Nous parlerons avec notre invitée d’amour, de littérature, d’amour de la littérature, mais aussi de création artistique et de création au féminin…